Tract Salariés Intérimaires & CDI Intérimaires Select TT Juillet 2025

LOI VALLETOUX: LE CONSEIL D’ÉTAT DIT STOP

Le 6 juin, le Conseil d’État a censuré le décret d’application de la loi Valletoux, qui interdisait à des soignants d’exercer enintérim sans avoir travaillé deux ans hors mission.
Une manœuvre pour écarter les intérimaires expérimentés, stoppée net.
Ce que le gouvernement voulait imposer ?
Que les intérimaires soient écartés sans ménagement, privés de mission, traités comme une main-d’œuvre de secours jetable.
Ce que le Conseil d’État a rappelé ?
Qu’un contrat en cours ne se casse pas au bon vouloir d’un décret.
Qu’on ne bafoue pas les droits d’un travailleur sous prétexte de “continuité des soins”.
Pour la CGT Randstad, cette victoire juridique ne doit pas endormir la vigilance.
Car derrière la loi Valletoux, c’est tout un projet de précarisation qui s’annonce.
On ne laissera pas faire. L’intérim n’est pas une variable d’ajustement.

GMMR OUBLIÉE, DROITS VOLÉS

Dans le CDI intérimaire, la GMMR – garantie de rémunération mensuelle minimale – doit suivre chaque hausse du SMIC.
C’est automatique. C’est la règle.
Mais dans bien des agences, rien ne bouge. Pas de revalorisation. Pas de rappel.
Silence.
Pour les boîtes, c’est rentable.
Quelques dizaines d’euros “oubliés” chaque mois, multipliés par des milliers de salariés, ça finit par compter.
Pour les intérimaires, c’est un droit piétiné.
La GMMR n’est pas une prime facultative.
C’est un minimum légal.
Et quand le SMIC monte, elle doit suivre.
Sans discussion.
La CGT Randstad appelle à vérifier les bulletins.
À réclamer les rappels.
À refuser l’invisibilisation des droits.
Ce n’est pas un oubli.
C’est une stratégie. Et elle doit cesser.

MÊME BLOUSE, MÊME SALAIRE

L’été, les hôpitaux tournent à flux tendu.
Et pour faire face, on appelle les intérimaires.
Mais si le contrat est temporaire, les droits, eux, ne le sont pas.
Tenue professionnelle, accès aux locaux, conditions de travail : les règles doivent être les mêmes que pour les titulaires.
Et surtout : salaires et primes identiques à celles et ceux qu’on remplace.
Pas un centime de moins.
Dans l’intérim, l’égalité de traitement est une obligation. Pas un luxe. Pas un bonus.
Cela vaut pour le taux horaire, les primes (week-end, nuit, jour férié, etc…), mais aussi pour les équipements fournis.
Même mission, même hôpital, même rémunération.
La CGT Randstad appelle à la vigilance.
Relevez les différences, notez les écarts, exigez l’égalité.
Et si l’agence traîne ou tergiverse, contactez le syndicat.
L’été n’excuse pas tout.
Ce n’est pas la solidarité qu’on met encause, c’est le mépris qu’on refuse.