CDI-I : quand l’intermission devient un prétexte à la pression
Le CDI Intérimaire était censé sécuriser les parcours. Pas faire porter aux salariés le risque économique de l’entreprise.
Quand la mission manque, qui paie vraiment ?
Le CDI Intérimaire devait apporter de la stabilité. En théorie, il devait protéger les salariés contre les aléas du marché. En pratique, trop souvent, il devient le terrain d’une autre réalité : celle de la pression, du doute et de l’isolement.
Depuis plusieurs mois, le même discours revient :
- “Réfléchissez à votre avenir”,
- “Une rupture conventionnelle serait plus simple”,
- “Une démission éviterait des tensions”.
Quand l’activité ralentit, certains voudraient faire croire que le problème viendrait du salarié. Pourtant, les choses sont claires : le contrat ne disparaît pas parce que la mission manque.
L’intermission n’est pas une faute. L’absence de mission n’est pas une démission déguisée.
Un CDI-I reste un CDI
La CGT Randstad le rappelle sans ambiguïté : un CDI-I reste un CDI.
Cela signifie une chose essentielle : le risque économique appartient à l’employeur, pas au salarié. Ce n’est pas à celles et ceux qui travaillent de payer le ralentissement du marché, ni par la peur, ni par l’usure, ni par des pressions répétées.
Et pourtant, dans de trop nombreuses situations, les méthodes se ressemblent :
- Multiplier les entretiens informels,
- Privilégier l’oral plutôt que l’écrit,
- Installer un climat où le salarié finit par croire qu’il doit partir de lui-même.
Ce n’est pas anodin. C’est un déplacement de responsabilité.
Faire porter le poids de l’intermission aux salariés : inacceptable
Lorsqu’une mission s’arrête ou tarde à venir, la situation peut être difficile. Mais cette difficulté ne donne aucun droit à l’employeur de pousser un salarié vers la sortie.
Sous couvert de “solution”, certains discours cherchent en réalité à banaliser le renoncement :
- faire accepter une rupture comme une évidence,
- présenter la démission comme une sortie “propre”,
- laisser croire qu’un salarié en intermission serait devenu un problème.
Nous le disons clairement : aucun salarié n’a à payer le ralentissement du marché.
Pas par pression.
Pas par fatigue.
Pas par isolement.
Ne pas rester seul face à la pression
Face à ces pratiques, il est essentiel de ne pas rester isolé. Quand tout se joue à l’oral, quand les échanges deviennent flous, quand la pression s’installe, il faut pouvoir s’appuyer sur un cadre collectif.
La force du syndicat, c’est précisément de rappeler le droit, de briser l’isolement et de défendre les salariés quand la frontière entre accompagnement et pression devient inacceptable.
Rejoindre la CGT Randstad, c’est refuser de subir seul. C’est faire respecter ses droits. C’est rappeler qu’un contrat de travail engage aussi l’employeur.
Ne plus subir. S’organiser pour gagner.
Le tract le rappelle avec force : Randstad vous divise. La CGT vous rassemble.
Dans cette période, il est essentiel de défendre une idée simple : un CDI-I ne doit pas devenir un outil de fragilisation supplémentaire. Il doit rester ce qu’il prétend être : un contrat protecteur.
Rejoindre la CGT, c’est se donner les moyens de ne plus subir. C’est transformer l’isolement en collectif. C’est construire le rapport de force nécessaire pour gagner.
